Football. African Kids Cup
Notre rendez-vous le plus attendu. Un tournoi de foot pour les enfants, organisé avec l'association Bumba, où l'on vient autant pour jouer que pour se retrouver en famille au bord du terrain.
On ne parle pas la même langue, on ne vient pas du même quartier, parfois même pas du même continent. Mais dès qu'un ballon roule ou qu'on prend le départ d'une course ensemble, tout ça passe au second plan. C'est pour ça que le sport tient une place à part chez nous.
Pour une famille qui vient d'arriver à Genève, pousser la porte d'un club peut faire peur. Un tournoi de quartier, lui, n'intimide personne.
C'est là que le sport devient utile, au-delà du jeu. Un enfant qui marque un but se fait des copains avant même de connaître leur nom. Un parent qui encourage depuis le bord du terrain finit par discuter avec son voisin de gradin. En une après-midi, des gens qui s'ignoraient repartent en se disant « à la prochaine ».
C'est cette idée, le sport comme premier pas vers les autres, que défendent aussi des villes comme Lausanne avec leur service « Sport et cohésion sociale ». À notre échelle, à Genève, on en fait la même chose : un prétexte joyeux pour se rencontrer.
« Le ballon ne demande pas de papiers. »
Notre rendez-vous le plus attendu. Un tournoi de foot pour les enfants, organisé avec l'association Bumba, où l'on vient autant pour jouer que pour se retrouver en famille au bord du terrain.
Genève adore courir, et nous aussi. On forme des petits groupes pour s'entraîner ensemble et participer aux courses populaires de la région, la Course de l'Escalade en tête. On court à son rythme ; l'important, c'est d'y aller groupés.
Des après-midis simples, au parc ou en salle : jeux d'équipe, parcours pour les petits, un peu de volley pour les grands. Pas besoin d'être sportif, juste d'avoir envie de bouger et de rire un bon coup.
« Des enfants, un ballon, et tout un quartier autour. »
Le temps d'une journée, des équipes d'enfants s'affrontent dans la bonne humeur, pendant que les familles se rassemblent en bord de terrain.
Les copains du tournoi se retrouvent à l'école, au parc, à la maison. Le sport ouvre la porte ; le reste suit tout seul.
Pour un enfant qui débarque dans un nouveau pays, marquer un but ou finir une course, c'est se dire : « ici aussi, j'ai ma place ».
Quand les familles d'un même quartier se parlent enfin, c'est tout le voisinage qui devient un peu plus accueillant.